Je luttais contre le cancer depuis plusieurs années. Depuis toute petite, j’avais toujours senti que j’avais la volonté de combattre n’importe quoi, mais à mesure que ma maladie progressait, même moi je commençais à réaliser que je perdais la bataille. Il ne me restait pas beaucoup de temps. Je travaillais encore, et même si ma superviseure immédiate était au courant de ma situation, j’étais fière et je ne voulais pas que tout le monde au bureau sache ce que je vivais. Ce n’était pas facile puisque je travaillais dans un petit bureau et il était difficile de cacher quoi que ce soit à quiconque. J’avais du mal à me concentrer sur mon travail.
Ma famille me soutenait, mais je me sentais quand même seule car j’avais tellement de choses à dire et je ne voulais pas accabler les autres avec mon problème. Une de mes amies m’avait dit que son employeur offrait un service de counseling appelé PAE et qu’elle y avait eu recours durant une période difficile de sa vie.
J’ai demandé à ma superviseure si notre entreprise avait un programme comme ça. Elle m’a dit que oui et m’a encouragée à l’utiliser. Elle a mentionné que le service était confidentiel et gratuit. Un soir, à la maison, j’étais très irritable et n’arrivais pas à dormir. Je m’apitoyais sur moi-même et je pensais à mes enfants que je laisserais à ma mort. Je pleurais. J’ai appelé la ligne d’assistance du PAE et parlé à un conseiller pendant une heure. Il n’a pas dit grand-chose, mais j’ai pu laisser libre cours à mes émotions. Il m’a écoutée sans me critiquer. Je me suis sentie mieux après avoir parlé avec un conseiller et accepté une série de séances de counseling téléphonique avec le PAE alors que je luttais contre la maladie.
Je suis si reconnaissante envers mon conseiller et surtout mon employeur, qui m’ont aidée durant ma maladie. Bien que j’aie hésité à demander de l’aide, le fait d’avoir quelqu’un à qui parler m’a aidée à reprendre un certain contrôle de ma vie, ce qui n’aurait pas été possible autrement.
Merci.
Je sais que mon mari a un problème d’alcool, même s’il ne l’admettra jamais. J’ai essayé par tous les moyens de lui faire comprendre ce qu’il fait de sa vie et de la mienne, mais nous finissons toujours par nous disputer et ne plus nous adresser la parole pendant des jours. Cela ne me dérangerait pas, sauf que les enfants voient que quelque chose ne va pas, et même s’ils sont encore jeunes, j’ai peur qu’ils découvrent le problème. Je ne veux pas qu’ils sachent que leur père est alcoolique.
J’ai remarqué une lettre du programme d’aide aux employés de mon mari parmi le courrier. Je n’étais pas certaine de pouvoir utiliser le service moi-même mais, un jour, quand mon mari était au travail, j’ai composé le numéro. Le responsable du PAE m’a dit que les membres de la famille de l’employé pouvaient utiliser le service. Je tenais à m’assurer que le service était totalement confidentiel avant de recevoir de l’aide. Je ne voulais pas que mon mari ou son patron apprenne que j’avais recours au programme ou que le problème d’alcool de mon mari soit découvert. On m’a assuré que personne ne saurait que j’ai eu recours au PAE, donc j’ai pris rendez-vous avec un conseiller le lendemain dans un bureau privé près de chez moi.
Lorsque j’y suis allée, j’ai trouvé le conseiller très accueillant, et son bureau, chaleureux et professionnel. Durant l’heure qui a suivi, j’ai ressenti une foule d’émotions alors que je racontais mon histoire avec un buveur qui empirait de jour en jour. Je parlais beaucoup par période, puis je gardais le silence pendant un moment. J’ai pleuré, je me suis fâchée, je suis devenue triste, et j’ai même ri à mesure que le temps passait. Le conseiller m’a mise tout à fait à l’aise.
Je me sentais mieux après avoir parlé au conseiller ce jour-là. Nous avons convenu que je poursuivrais le counseling afin d’élaborer des stratégies d’adaptation pour moi et mes enfants, ainsi que des façons d’aider mon mari à régler son problème. J’ai aussi commencé à examiner des problèmes personnels qui avaient fait surface durant le counseling.
J’éprouvais un énorme sentiment de responsabilité envers mes enfants et mon mari, et je n’avais nulle part où aller pour être moi pendant une heure. J’avais finalement trouvé cette place, et j’étais heureuse de pouvoir utiliser ce précieux service offert par l’employeur de mon mari.
J’occupe un poste de responsabilité et je travaille de longues heures. Je réussis bien, mais plus j’atteins des résultats élevés, plus les attentes de mon employeur augmentent. Le travail ne me fait pas peur, mais ces attentes nuisent à ma vie familiale. J’entends beaucoup parler du maintien d’un bon équilibre travail-vie personnelle, mais est-ce possible de nos jours ? Mon directeur ne comprend pas. Ce n’est pas que je ne m’entends pas bien avec lui, mais je me sens de plus en plus dépassé par le travail. Encore un délai… pouah ! Quand j’arrive à la maison, tout ce que je veux, c’est manger et dormir. Je suis tellement fatigué et malheureux. J’aime passer du temps avec ma femme et mes enfants. J’ai toujours aimé ça. Je n’ai plus le temps ni l’énergie. Cela ne me ressemble pas.
Un jour, on a annoncé que l’entreprise lançait un nouveau programme d’aide aux employés. Ce programme confidentiel aide les employés à résoudre leurs problèmes dans le cadre de séances de counseling avec un conseiller professionnel. Est-ce que cela était fait pour moi ? Je n’étais pas en train de devenir fou. Seuls les fous vont en counseling. Et si mon directeur l’apprenait ? C’était trop risqué.
La situation est devenue si difficile au travail que je me suis découragé et j’ai pris rendez-vous avec un conseiller. J’étais sceptique et je m’attendais à ce que le conseiller me donne la solution à mon problème. Qu’il le fasse disparaître ! J’ai découvert que pour résoudre mon problème, je devais prendre ma vie en main, en prendre la responsabilité. Personne ne le ferait pour moi. Il était clair que je perdais le contrôle de ma vie professionnelle, familiale et personnelle ! Le counseling n’allait être que le premier pas pour reprendre un peu de contrôle et des forces, et voir clair pour prendre les décisions nécessaires au changement. Grâce au PAE, je peux maintenant souffler un peu et je suis plus heureux!